• Fouesnant

    Avant - Après : la fontaine de la place de l’église
    L'eau potable. Le premier branchement d’eau potable sur la commune de Fouesnant a été effectué chez un particulier, le 27 janvier 1956. Il faudra encore attendre quelques années pour satisfaire toutes les demandes des familles qui, on peut le comprendre voulaient éviter les corvées d’eau. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Pour s’approvisionner, tout un chacun devait aller puiser son eau au puits le plus proche ou à la fontaine publique. Conscient des problèmes sanitaires, en 1883, le conseil municipal a fait construire sur la place du bourg une fontaine publique, dont les eaux proviennent d’une source. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
     

    Cette fontaine remplaçait avantageusement une autre source d’approvisionnement : la fontaine Saint-Pierre, située derrière l’église. Tant bien que mal, elle servait à l’alimentation des habitants et remplissait le lavoir public. Mais, il était de notoriété publique que la qualité de ses eaux laissait à désirer car elle prend sa source sous le cimetière qui entoure l’église. De plus, la situation de cette fontaine en contrebas des habitations n’était pas faite pour la préserver de l’écoulement des eaux de pluie. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    En 1804, le maire de Fouesnant demandait de supprimer le cimetière actuel du chef-lieu. La décision de créer un nouveau cimetière dans le Verger du presbytère, devenu alors propriété communale, fut prise en 1910 et celle de transformer l’ancien cimetière entourant l’église en place publique, en 1921.

     

    Depuis 1975, la gestion des eaux (eau potable et assainissement) est confiée à la Lyonnaise des eaux. La commune est approvisionnée par l’usine de Pen al Lenn et, en complément du 1/4 restant consommé par la population, par deux captages d’eau souterraine à Kerourgué et Kerasploc’h.

    François Cosquéric


  • Benodet

    Avant - Après : la mode des bains de mer
    La mode des bains de mer a fait la réputation de la station balnéaire de Benodet. Autrefois, aux beaux jours les cabines avaient toute leur place sur le sable fin de la plage du Trez.

    Plage du Trez, les habitués retrouvaient leur emplacement et leurs voisins d’une année sur l’autre, pour implanter la cabine en bois, alors que d’autres préféraient la cabine en toile pour se protéger du soleil. C’était le terrain de jeu des élégantes. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
     

    Un peu en retrait de la plage du Trez, un gamin veille sur le troupeau de vaches de la race Pie-Noire qui broute tranquillement une parcelle en herbe. Deux mondes cohabitent.


    Le front de mer est encore préservé des villas. Mais, le tourisme naissant va dynamiser l’urbanisation et transformer le village de pêcheurs. D’abords, avec la construction des maisons de maîtres à proximité de la côte sur des parcelles de choix, avec vue sur mer ou sur l’estuaire de l’Odet.

    Le bourg s’étoffe au même titre que le Meneyer et bien d’autres quartiers qui s’ouvrent aux lotissements. Le tourisme apporte son lot de modernisme. Les anciens chemins douaniers se sont transformés en cheminement piétonnier. D’autres chemins de terre sont aménagés en rues pour desservir les villas, qu’elles soient des habitations principales ou secondaires. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    En 1924, la route de la corniche de l’Estuaire est ouverte aux automobilistes. Plus tard, la création de voies nouvelles offre de nouvelles opportunités urbanistiques : avenue de la Mer, avenue Bouilloux-Lafont, route de Fouesnant… Benodet se métamorphose pour s’adapter au tourisme.

    Dans le même temps, la pêche réduit ses activités et le monde paysan tend à disparaître dans la zone littorale. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    François Cosquéric


  • Gouesnac'h

    Avant - Après : le bistrot du village

    2016. Le bar-tabac-presse, le Colibri.

    Des générations de commerçants se sont succédé dans le seul bar encore ouvert de nos jours dans le bourg. Un an après la seconde guerre mondiale, on comptait 14 bistrots dans la commune de Gouesnac’h. Ils étaient répartis en bordure des voies communales et, de préférence dans les hameaux. On est en 1946 et le recensement de la population annonce 950 habitants.Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Un seul en 2016. Après la fermeture, au début de cette année 2016, de la Tizaunière (photo) dans le quartier de Treffelen, « le Colibri » est le seul débit de boisson en activité à Gouesnac'h.
    Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

     

    Hier. Ce qui est devenu le Colibri avait un tout autre aspect il y a quelques décennies.

     Chez Jérôme. Ici même fut ouvert voici quelques décennies sous la dénomination « Chez Jérôme », la première salle de danse de la commune. Le Colibri tenu un temps par Ida Queffelec a trouvé une continuité d’exploitation auprès de A. Gilbert puis de Katy Le Tirant. En remontant le temps, l’établissement a vu passer aux manettes Marie et Julien Boulis qui ont succédé à Louise Balbous, Jérôme Grall, Barbe Cosquéric, etc. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.


    L'Hôtel route de Benodet. Au milieu du XVIIe siècle, deux patrons de cabarets, Yves Mahec et Pierre Nedelec, se partagent la clientèle locale. Le relais de Poste dénommé l’hôtel avait pignon sur rue en face de ce qui allait devenir la Maison d’école (aujourd'hui hent Réuniou). Photo ci-contre.........................  Quant au débit de boissons qui fait office de vente de tabac, il est voisin du presbytère et de l’église paroissiale. À ce moment-là, sur le territoire de Gouesnac’h on recensait une petite centaine de maisons et 621 habitants.

    L’installation de ces deux cabarets, faisait du bourg un lieu incontournable comme aujourd’hui, pour des rencontres journalières et, surtout une fréquentation plus intense le week-end.

    François Cosquéric


  • Benodet - Sainte Marine

    Avant - Après : le bac : 28 000 (1951) à 290 000 voitures (1971)

    Le 15 mai 1972, c'est le jour d'inauguration du pont de Cornouaille. Enfin, voilà résolu la problématique du passage de l’estuaire, entre Benodet / Clohars-Fouesnant et Combrit / Sainte-Marine. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Trait d'union avec le Pays bigouden

    Durant quelques décennies, l’automobiliste devra s’acquitter auprès du département d’un droit de passage sur le pont. Comme à une certaine époque, où la noblesse taxait le passage qui, à la Révolution fut supprimé et transféré au profit du département.

    2015. Aujourd’hui encore, Le Picot assure pour les piétons, la traversée de l’Odet, entre les deux ports. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Trait d'union avec le Pays bigouden


    Début du XIXe siècle.  C'est la mise en service d’un bac, ou plutôt d’une grande barque permettant de relier les cales de Benodet et de Sainte-Marine. Il était réservé exclusivement aux gens. Il faut attendre 1817.  C'est l'année d’installation d’un bac charretier qui propose ses services autant aux gens qu’aux chevaux et attelages. Il se déplace à la force des bras entre les deux rives, à la rame et à la godille.

    Trait d'union avec le Pays bigouden

    La notoriété aidant, le bac connaît un franc succès qui, 18 ans plus tard, justifie son remplacement par un équipement mieux adapté à la demande. Le nouveau bac nécessite un équipage de huit hommes pour le manœuvrer. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Trait d'union avec le Pays bigouden

    En 1890, l'installation de deux bacs charretiers d’une dizaine de mètres de longueur assure désormais un service régulier. Au début du XXe siècle, les premières automobiles circulent sur les routes et certaines osent la traversée de l’embouchure de l’Odet. Le tarif affiché pour l’embarquement sur le bac est de 5 centimes pour les piétons, 10 centimes pour les bicyclettes, 2 francs pour les charrettes et automobiles. Durée de la traversée : 6 minutes.

    Trait d'union avec le Pays bigouden

    Le 1er août 1911, on inaugure la mise en service du premier bac à vapeur. D’une longueur de 15 mètres et large de 8 mètres, il est guidé par des chaînes immergées qui s’enroulent autour d’un tambour. Il est remplacé durant l’été 1929, par un bac à vapeur qui va couler dans la nuit du 4 au 5 décembre de cette même année, lors d’une tempête.

    Renfloué, le bac reprend du service, jusqu’au 11 octobre 1944, où sur la cale de Sainte-Marine l’armée d’occupation va le dynamiter. Au mois de janvier 1945, une vedette remorquant un chaland en bois va assurer la traversée. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Trait d'union avec le Pays bigouden

    En 1951, un bac est en place et sa capacité de chargement est de 20 voitures. De part et d'autre de la rivière, les files d'attente s'allongent. De 28 000 véhicules en 1951, on est passé à 290 000 en 1971. Il était temps de réfléchir à une autre solution pour traverser l'estuaire de l'Odet. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    François Cosquéric

     


  • 1780-2015 : l'Hermione

    LA traversée

    Au mouillage au large de l'île d'Aix (17), le trois-mats de 64 mètres et de plus de 1 000 tonnes a pris le large, ce dimanche 19 avril 2015, direction l'Amérique. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    LA traverséeEn 1780, l'Hermione représentait le soutien français à l'indépendance Américaine face à l'ennemi Anglais. Ils étaient au nombre de 200 hommes à la manoeuve.

    En 2015. Ils sont 71, dont 56 bénévoles à la manoeuvre             Leur voyage va durer 5 mois.

    LA traverséeBoulets. L'Hermione est armée de 26 canons de 12 sur son pont de batterie. L'artillerie est renforcée de huit canons de 6 sur le pont de gaillard. Cliquer pour agrandir la photo.

    La mâture. L'Hermione porte 3 mâts avec un tirant d'air de 49 mètres pour le grand'mât. A l'avant on trouve la mât de misaine. Dans le prolongement de l'étrave et du taille mer : le mât de beaupré. A l'arrière le mât d'artimon.

    Les poulies (1 000 de 40 sortes différentes) pour manoeuvrer les voiles. LA traversée

    La quille. Longue de 39 mètres a été posée sur ses tins le 4 juillet 1997, jour anniversaire de l'indépendance Américaine et, un clin d'oeil au voyage de l'Hermione et de La Fayette en Amérique.

     Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    LA traversée

    François Cosquéric





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique