• Une côte rocheuse battue par l'océan

    Plogoff

    Classée Grand site de France, la Pointe du Raz révèle les charmes du Cap-Sizun. La terre se situe au bout de l'Europe. Du haut de ses falaises, elle domine le Raz de Sein et la chaussée du même nom. Par temps clair, au loin on aperçoit l'île de Sein et Ar Men, le phare le plus éloigné des cotes françaises.

     La Pointe du RazLa Pointe du Raz

     

     

     

    Le plus visité de Bretagne, le site méritait toute l'attention du Conservatoire du Littoral. Dans les années 1990, il a engagé des travaux d'aménagement pour préserver l'environnement : le centre commercial et l'hôtel ont été démolis...

    La Pointe du RazAujourd'hui, la reconquête naturelle du site est confortée par l'organisation et le traitement des cheminements piétonniers. Les commerces, l'office de tourisme et le hall d'exposition, sont regroupés à l'entrée du site. Les automobilistes passent par la case parking et deviennent piétons pour découvrir ce lieu, avec ou sans l'aide d'un guide. Néanmoins, une navette assure la liaison jusqu'à la Pointe proprement dite.

     La Pointe du RazLa Pointe du Raz

    Plogoff, c'est la Pointe du Raz. L'origine du nom de la commune de Plogoff vient du breton « ploe » (paroisse) et d'un  Saint irlandais dénommé Cov ou Colodoc.

    La Pointe du RazLa Pointe du Raz

    Centrale nucléaire. Dans les années 1970, l’État français voulu implanter une centrale nucléaire sur le territoire de la commune de Plogoff. Opposés en masse au projet, les plogoffistes ont été rejoints par les partisans anti-nucléaires venus de toute la France. Le projet avait dégénéré en conflit, parfois violent avec les CRS. L'opposition à la construction d'une centrale est la première manifestation majeure contre la politique nucléaire française. Le combat anti-nucléaire trouvera un aboutissement avec l'arrivée au pouvoir du président François Mitterrand qui avait promis de renoncer au projet, à la Pointe du Finistère.

    La Pointe du Raz

    François Cosquéric

     

     


  • La préfecture pas-à-pas

    Quimper

    La Préfecture du Finistère se visite, mais uniquement durant les journées du patrimoine organisées au mois de septembre. Suivez le guide...

    François Cosquéric

    La préfecture du Finistère

     

     

     

     

     

     

    L'histoire. En 1239, un document mentionne l'implantation de l'hôpital Sainte-Catherine à l'emplacement de la préfecture actuelle. En 1644, l'établissement est confié par la ville de Quimper aux religieuses Augustines hospitalières de la miséricorde de Jésus. A cette période, Quimper compte 4 hôpitaux et une léproserie. En 1626, on y trouve deux établissements consacrés aux malades : Sainte-Catherine et Saint-Antoine. En 1790, les religieuses sont déchargé des soins aux malades. En 1792, la municipalité de Quimper s'installe dans les bâtiments de l'hôpital Sainte-Catherine, devenus un siège administratif.

    Détruit et reconstruit.  En 1944, au mois d'août l'armée allemande met le feu à la préfecture. En 1957, les pierres d'origine servent à sa reconstruction. Un abri anti-atomique est ajouté dans le sous-sol. Celui-ci est doté entre autres d'une salle opérationnelle, un bureau d'alerte pour télécommander les alertes aériennes.

     

     

     

     

     

     

     

    Le petit salon de la préfecture. A l'occasion de la visite - les 7 et 8 septembre 1960 - du général Charles de Gaulle dans le Finistère, le préfet avait commandé aux faienceries Henriot, un service orné des armes de Bretagne, de Quimper, Carhaix et de Morlaix. Depuis, ce service est utilisé dans les grandes occasions.

    La préfecture du Finistère

     

     

     

     

     

     

    Le grand salon et la salle à manger de la préfecture du Finistère.

    Le bureau du Préfet.

     

     

     

     

     

     

    Le bureau du Préfet (au 1er étage) et la salle Jean-Moulin (au rez-de-chaussée).


  • Le plus grand mausolée européen

    Glossaire. Cairn : monument en pierre recouvrant des sépultures ; Mégalithe : du grec maga (grand) et litho (pierre), qui se traduit par grosse pierre ; Néolithique : de 5 000 à 2 000 ans avant J.C., période durant laquelle les hommes se sédentarisent.

    Le cairn de Barnenez. Situé à Plouézoc'h (29 N), il domine la baie de Morlaix. Barnenez fait parti du Centre des monuments nationaux (CMN).

    Le cairn de BarnenezConstruit entre 4 500 et 3 900 ans avant J.C. c'est le plus grand mausolée d'Europe avec ses 75 mètres de longueur et 28 mètres de largeur. Il abrite onze chambres funéraires, dont 5 tombes à couloirs dans le cain primaire et 6 autres tombes dans le cairn secondaire. Inaccessibles à la visite, les couloirs - entre 5 et 14 mètres de long - donnent accès à des chambres de forme polygonale ou circulaire. Le cairn primaire est fait de moëllons (la dolérite) qui lui donne un aspect sombre, alors que le granit est utilisé pour le cairn secondaire.

    Historique. 1850 : les masses de terre et de pierres sont signalées comme tumulus. 1954 : le site est acheté par un entrepreneur de travaux publics dans le but de servir de carrière. L'extraction des pierres est stoppé à l'initiative des ouvriers du chantier. De 1955 à 1968 : la communauté scientifique se mobilise pour la sauvegarde du site.

    François Cosquéric

    Le cairn de Barnenez                             Le cairn de Barnenez

    Le cairn de BarnenezLe cairn de Barnenez

                

    Le cairn de Barnenez

    Le cairn de Barnenez

                                                     

               

     

     

     





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