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L'information passe par le biais de ce blog. Tout ce qui fait l'actualité locale, à Gouesnach, notamment à travers des articles, une galerie de photos des personnes qui partagent leur quotidien à Gouesnac'h.

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Anne Bourbigot : « le cinéma de Bénodet ne fermera pas »

Bénodet. La nouvelle maire présente sa feuille de route...

Anne Bourbigot, qui êtes-vous ?

J’ai 56 ans, je suis née à Bénodet, maman de deux filles de 23 et 27 ans. Mes grands-parents tenaient l’Ancre de marine, au port. Puis le Resto du centre (aujourd’hui Café foutu). Mon père était garagiste. Il y avait le bar, le restaurant, les pompes à essence et le garage ! Nous étions trois enfants, toute la famille vivait au-dessus. Au cœur de la population. Après l’école publique à Bénodet, je suis partie en pension à Sainte-Thérèse, à Quimper. Ensuite au Paraclet. Je voulais faire un CAP de cuisine, pour reprendre le restaurant familial. Mais à cette époque, il y avait encore assez peu de filles en cuisine. Mes copines partaient en compta, j’ai suivi et j’ai passé un BEP puis un bac pro au Paraclet. Je voulais entrer dans la vie active, j’ai repris une crêperie pendant cinq saisons, à Bénodet (aujourd’hui les Voiles). Et je suis retournée en compta. J’ai intégré en 2001 la clinique Ker an Aod (aujourd’hui les Glénan). J’y ai gravi les échelons. En formation continue, j’ai passé une licence de gestion.

L’engagement municipal ?

En 2014, je pensais déjà à m’investir. Mais il m’était difficile alors de tout concilier. En 2020, c’était le moment. Ma mère a été élue avec Christian Pennanech, ça ne m’était pas inconnu. Je suis donc partie avec l’équipe de 2020. Je ne devais pas être adjointe ; une colistière voulait arrêter, ça s’est fait comme ça. Et un an après, j’entrais à la communauté de communes. Je n’imaginais pas que les gens attendaient autant d’une mairie…

Vous étiez candidate au poste de maire ?

Je n’y croyais pas. C’était plus évident pour les autres que pour moi. Là aussi, ça s’est fait naturellement. Quand Christian (Pennanech) a posé la question, j’ai dit : « moi » ! Je veux être une maire à l’écoute de la population, sans être béni-oui-oui. Parfois, il faut assumer de dire « non », dans l’intérêt général. 

Je veux être dans la continuité de ce qui a été fait pour Bénodet. Tout en remettant un peu de dynamisme, pour que la commune vive un peu plus toute l’année. Il y a déjà davantage de commerces qui sont ouverts à l’année. Je ne pense pas que Bénodet soit victime de surtourisme. Les Bénodetois passent d’abord. Bénodet est aussi ce qu’elle est grâce au tourisme. Sans cela, on n’aurait pas autant d’infrastructures ; nous avons nos deux écoles (264 élèves). Nous n’avons pas appliqué la surtaxe sur les résidences secondaires. Aujourd’hui, plus de 50 % de la population vit à Bénodet à l’année.

Votre prédécesseur va-t-il occuper un rôle particulier à vos côtés ?

Il nous accompagne beaucoup, c’est précieux pour le passage de relais. Après, ça va s’estomper. Il a aussi accepté d’être notre « mémoire », c’est très important pour Bénodet. Contrairement à ce que j’ai pu entendre ici ou là, il n’a pas de bureau à la mairie, mais il est toujours le bienvenu. Christian Pennanech ne tient aucun rôle, si ce n’est ce passage de relais. Nous avons notre identité.

Quels sont vos sujets prioritaires ?

On veut être réactifs sur les petits tracas du quotidien. Des choses qui sont remontées pendant la campagne. Les trous dans les routes, par exemple. Ensuite, on a le sujet du centre de loisirs pendant les vacances scolaires. On a encore du mal à satisfaire toutes les demandes (+ 65 % en 5 ans - on stagne à 80 enfants accueillis l’été). Cet été, ce sera encore compliqué de l’ouvrir durant tout le mois d’août. Mais on essaie de trouver des solutions annexes.

J’ai vu avec mon employeur : je vais lever un peu le pied, peut-être à terme prendre un mi-temps. Être maire d’une ville de 3 850 habitants, c’est prenant. J’ai aussi cinq adjoints.

 

Comment allez-vous travailler avec les cinq élus de la minorité ?

Je tiens à ce que les conseils municipaux se déroulent de façon cordiale. J’attends de voir aussi comment va se comporter l'opposition. À partir de là, on verra comment nous pourrons travailler ensemble. Nous ne sommes pas là pour être revanchards ; j’ai envie que l’on avance sereinement.

 
 

Comment voyez-vous la place de Bénodet au sein de la communauté de communes ?

Je serai dans le bureau communautaire. Un poste de vice-présidente ? On verra. En tout cas, je ne serai pas candidate à la présidence de la communauté de communes.

 
 

Fouesnant va avoir son cinéma, quid de l’avenir du Cinémarine ?

On fera le maximum pour qu’il perdure. Il ne doit pas devenir un cinéma d’été. Il ne fermera pas.

 
Après l’école publique à Bénodet, je suis partie en pension à Sainte-Thérèse, à Quimper. Ensuite au Paraclet. Je voulais faire un CAP de cuisine, pour reprendre le restaurant familial. Mais à cette époque, il y avait encore assez peu de filles en cuisine. Mes copines partaient en compta, j’ai suivi et j’ai passé un BEP puis un bac pro au Paraclet. Je voulais entrer dans la vie active, j’ai repris une crêperie pendant cinq saisons, à Bénodet (aujourd’hui les Voiles). Et je suis retournée en compta. J’ai intégré en 2001 la clinique Ker an Aod (aujourd’hui les Glénan). J’y ai gravi les échelons. En formation continue, j’ai passé une licence de gestion.
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