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Anne Bourbigot : « le cinéma de Bénodet ne fermera pas »
Bénodet. La nouvelle maire présente sa feuille de route...
Anne Bourbigot, qui êtes-vous ?
L’engagement municipal ?
En 2014, je pensais déjà à m’investir. Mais il m’était difficile alors de tout concilier. En 2020, c’était le moment. Ma mère a été élue avec Christian Pennanech, ça ne m’était pas inconnu. Je suis donc partie avec l’équipe de 2020. Je ne devais pas être adjointe ; une colistière voulait arrêter, ça s’est fait comme ça. Et un an après, j’entrais à la communauté de communes. Je n’imaginais pas que les gens attendaient autant d’une mairie…
Vous étiez candidate au poste de maire ?
Je n’y croyais pas. C’était plus évident pour les autres que pour moi. Là aussi, ça s’est fait naturellement. Quand Christian (Pennanech) a posé la question, j’ai dit : « moi » ! Je veux être une maire à l’écoute de la population, sans être béni-oui-oui. Parfois, il faut assumer de dire « non », dans l’intérêt général.
Je veux être dans la continuité de ce qui a été fait pour Bénodet. Tout en remettant un peu de dynamisme, pour que la commune vive un peu plus toute l’année. Il y a déjà davantage de commerces qui sont ouverts à l’année. Je ne pense pas que Bénodet soit victime de surtourisme. Les Bénodetois passent d’abord. Bénodet est aussi ce qu’elle est grâce au tourisme. Sans cela, on n’aurait pas autant d’infrastructures ; nous avons nos deux écoles (264 élèves). Nous n’avons pas appliqué la surtaxe sur les résidences secondaires. Aujourd’hui, plus de 50 % de la population vit à Bénodet à l’année.
Votre prédécesseur va-t-il occuper un rôle particulier à vos côtés ?
Il nous accompagne beaucoup, c’est précieux pour le passage de relais. Après, ça va s’estomper. Il a aussi accepté d’être notre « mémoire », c’est très important pour Bénodet. Contrairement à ce que j’ai pu entendre ici ou là, il n’a pas de bureau à la mairie, mais il est toujours le bienvenu. Christian Pennanech ne tient aucun rôle, si ce n’est ce passage de relais. Nous avons notre identité.
Quels sont vos sujets prioritaires ?
On veut être réactifs sur les petits tracas du quotidien. Des choses qui sont remontées pendant la campagne. Les trous dans les routes, par exemple. Ensuite, on a le sujet du centre de loisirs pendant les vacances scolaires. On a encore du mal à satisfaire toutes les demandes (+ 65 % en 5 ans - on stagne à 80 enfants accueillis l’été). Cet été, ce sera encore compliqué de l’ouvrir durant tout le mois d’août. Mais on essaie de trouver des solutions annexes.
J’ai vu avec mon employeur : je vais lever un peu le pied, peut-être à terme prendre un mi-temps. Être maire d’une ville de 3 850 habitants, c’est prenant. J’ai aussi cinq adjoints.
Comment allez-vous travailler avec les cinq élus de la minorité ?
Je tiens à ce que les conseils municipaux se déroulent de façon cordiale. J’attends de voir aussi comment va se comporter l'opposition. À partir de là, on verra comment nous pourrons travailler ensemble. Nous ne sommes pas là pour être revanchards ; j’ai envie que l’on avance sereinement.
Comment voyez-vous la place de Bénodet au sein de la communauté de communes ?
Je serai dans le bureau communautaire. Un poste de vice-présidente ? On verra. En tout cas, je ne serai pas candidate à la présidence de la communauté de communes.
Fouesnant va avoir son cinéma, quid de l’avenir du Cinémarine ?
On fera le maximum pour qu’il perdure. Il ne doit pas devenir un cinéma d’été. Il ne fermera pas.