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« J'ai besoin de dormir avec un respirateur »
Une cellule de crise. Elle a été activée en mairie tandis que des groupes électrogènes ont pris le relais dans les endroits essentiels. Le restaurant scolaire a aussi été mis à disposition des sinistrés par la municipalité.
Les maisons isolées seront alimentées en dernier ressort
Vire-Court (la salle mulltifonction). Ce lieu a été plébiscité tout le week-end par les habitants toujours plongés dans le noir. « Autour d’une collation, ils sont venus aux nouvelles, inquiets et, surtout en attente d’informations sur le rétablissement du courant, » détalle la maire Séverine Cosquéric « Une bonne partie d’entre eux ont été entendus, car dimanche en début d’après midi, j’ai reçu des appels téléphoniques. Une phrase revenait souvent : alléluia, c’est revenu, » Pour autant, elle a une pensée pour ceux qui restent encore sur la touche. « Après la haute et moyenne tension, Enedis traite la basse tension depuis dimanche. En direction des maisons isolées qui seront alimentées en dernier ressort. On peut espérer le retour à la normale, ce lundi vers 18 h. »
Par exemple du côté de Keranner, Kerseal, Kerverou, la nouvelle et la vieille route de Pors-Keraign, route de Lanhuron, en partie route de Prat ar Guip et Botdrez.
La petite salle des Vire-Court. Ce lundi, la municipalité a mis à disposition des administrés la salle 45. Comme les jours précédents, tout un chacun y trouve de quoi faire une collation et recharger son portable.
La nuit. « J'ai besoin de dormir avec un respirateur, donc, depuis trois jours, je me réveille souvent. » Retraité résident à Keranner, Jean ne s’attarde pas sur ses problèmes de santé. « Enedis a sûrement bien diagnostiqué les problèmes. En ce qui me concerne, il s’agit d’un fil décroché par le vent et on n’a pas fait le nécessaire pour le remettre en place. Ce qui est pénible, c’est surtout de ne pas connaître le moment où on retrouvera du courant, » philosophe t-il.
Sans électricité, c'est une nouvelle vie. Attablé un peu plus loin, Adrien est une jeune entrepreneur habitant à Kerseal qui, habituellement officie en télétravail. « Avec ma compagne, je viens de monter la société WHTDO, spécialisée dans la création de logiciel. J’ai 2 ou 3 impératifs que je dois régler. Comme ce rendez-vous que j’ai décalé avec un contact à Budapest… Sans électricité durant 2 ou 3 jours, c’est une nouvelle vie. Nous sommes de grands lecteurs, mais il y a une limite. »
En télétravail. Décoratrice d’intérieur installée depuis un an sous l’enseigne La belle maison, Stéphanie Cornic travaille habituellement en télétravail. « Aujourd’hui, je n’ai ni l’électricité, ni internet. Je viens travailler a minima à la salle multifonction, car j’ai la contrainte du matériel. Néanmoins, cela me permet d’avancer dans les projets en cours. »