• Les phares du Finistère

    Ar Men est isolé au large de l'île de Sein. Il est haut de 33, 50 m et, il a été construit de 1867 à 1881. Automatisé en 1980, auparavant il accueillait un gardien dont la relève devait être assuré tous les 15 jours. Photo. Vincent Mouchel - Ouest-france.

    Tevennec (photo à gauche), perché sur un îlôt rocheux ux abords de l'île de Sein, est haut de 11 m. Automatisé en 1910, fait l'objet d'une réhabilitation. En projet, une résidence d'artistes. Photo. Vincent Mouchel - Ouest-france.

     

     

    La Vieille (photo à droite) de ses 26,90 m fait face à la Pointe du Raz. En 1995, il fut l'un des derniers phares automatisé en France. Photo. Philippe Cherel - Ouest-france.

    Creach (photo à gauche), au large du Finistère à Ouessant, est haut de 54,85 m. Il marque l'entrée dans la Manche.  D'une portée de 63 km, c'est le phare le plus puissant d'Europe. Photo. Vincent Mouchel - Ouest-france.

    Kereon, bâti entre Ouessant et Molène, sur le récif de Men Tensel, mesure 48 m de hauteur. C'est le dernier phare isolé en pleine mer qui, en 1990, a été automatisé. Photo. Vincent Mouchel - Ouest-france.

    Petit Minou (photo à gauche), à Plouzané, est haut de 22 m. Il est automatisé depuis 1989. Il sert d'indicateur pour suivre la route vers Brest. Photo. Vincent Mouchel - Ouest-france.

     Pierres Noires (photo à droite), en mer d'Iroise et au large de Molène domine à 28 m. Depuis 1872, il sécurise la Pointe Saint-Mathieu. Automatisé en 1992, il est contrôlé depuis le phare du Créac'h. Photo. David Ademasl - Ouest-france.

     

    Sur les Côte d'Armor

     

     

     

     

     

     

    Ploumanac'h (photo de gauche) sur la côte de granit rose, construit en 1946, il mesure 15 m. Le phare initial construit en 1860 a été détruit en 1944. Photo. David Ademas - Ouest-france.                                                           Ost-Pic (photo de droite), au large de Plouezec (22) est haut de 15 m et de forme carrée. Depuis 1894, il marque l'enreée sud e la baie de Paimpol. Photo. David Ademas - Ouest-france.

    Heaux de Brehat est le deuxième plus ancien phare français (1834-1840) isolé en mer. Situé au large de Pleubian, à l'entrée Ouest de la baie de Saint-Brieuc, il mesure 57 m. Atomatisé en 1982. Photo. David Ademas - Ouest-france. 

    Sur les côtes d'île et Vilaine

    Grand jardin est un phare de 32,71 m, au large de l'île Cézembre, entre Dinard et Saint-Malo. Il a été automatisé en 1982. Photo. David Ademas - Ouest-france.  

     François Cosquéric - Sources Ouest-france


  • La chapelle de Saint Cadou

    Gouesnac'h (29)

    Classé monument historique depuis le 27 mars 1922 (chapelle) et le 1er mai 1922 (oratoire, calvaire, fontaine et arbres du placitre).

    1578 et 1658. Sur les terres de Kersinaou, au nord de la commune de Gouesnac'h, la chapelle a remplacée le simple ermitage d'origine. Une pierre gravée indique la date de sa construction en 1578. A cette époque régnait Henri III. Dans la partie nord ouest de l'édifice, l'adjonction de la sacristie a été réalisée en 1658.

    La chapelle se caractérise par sa construction classique : en forme de croix latine et de style gothique. Au sud, la façade est percée par une porte à nervures, avec gorge et accolade. A main droite, une pierre millésimée porte l'inscription : " FABRIPA : 1578 : F. FOLLIER ". Traduit par fabrique du latin fabrica et, sans doute le nom du fabricien. Le transept sud est éclairé par une fenêtre à merneaux (montants qui forment les croisillons). Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Sur la façade est, la fenêtre fut occultée lors de la mise en place du retable du Maître autel. Elle était dotée de meneaux de style gothique, à cinq baies de style Roman flamboyant.

     

     

    Au nord, le transept est éclairé par une fenêtre à quatre baies surmontées par l'écusson de François de Kerchoent, seigneur de Kergournadec et de Jeanne de Boudinio de Clohars-Fouesnant qui se marièrent ici-même en 1583. Une inscription : 1620... NTFAB... HATRIPHCHA. Au dessous, le nom du responsable de la fabrique et une date : Henri FAICHANT 1620. Le glacis (partie inclinée au bas de la fenêtre) comporte une inscription postérieure de 12 ans à la précédente 1632 : Y. CAPITAINE. RECTEUR. La statue de Saint Herbot..........

    La sacristie (XVIe siècle) dont la lucarne possède un fronton triangulaire de style Renaissance. Deux niveaux sont aménagés de manière identique et dotés chacun d'une cheminée. Elle servait de logement au chapelain et, sans doute aux pèlerins de passage. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Sur les rampants des pignons. A l'extrémité des crochets (bourgeons) on trouve des acrotères : léopards à tête humaine,  chimères, dragon sans tête,  bonhomme. Autant de figures menaçantes pour éloigner le malin. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Le clocher reflète le style du début Roman flamboyant. A la base des ouvertures de chambre de cloche (elle est datée de 1665), deux petits canons de pierre sont pointés vers l'horizon. Ils semblent symboliser la lutte contre le paganisme, l'incroyance. Ce sont des acrotères (à ne pas confondre avec des gargouilles).                     A l'intérieur de la chapelle. Le bénitier (sous le porche principal) est ceint d'une tresse et supporté par une cariatide aux traits rustiques.                                 

    Les armoiries inscrites à la clé de l'arcade, entre le choeur et la nef, représentent le blason de Mg René du Louet, prédécesseur de Mg de Coetlogon à la tête du diocèce de Cornouaille.                      Un bloc de pierre porte l'empreinte d'un sabot de cheval. D'après la légende, elle vient du cheval de Saint Cadou qui, piaffant d'impatience voulait s'arrêter en ce lieu et y demeurer.                         La chaire fut restauré en 2000. Elle est utilisée aux offices comme ambon (sert à poser le livre saint pour la lecture des textes sacrés).

    Les autels en granit sont au nombre de trois dont le maître autel.                                                Le statuaire : Saint Pierre, Saint Herbot et Sainte Anne (l'éducation de Marie), ainsi que Saint Herbot protecteur du bétail et Saint Antoine.

     

     

     

    Le retable (fin du XVIIe siècle) du Maître autel a été réalisé dans l'atelier des frères Le Dean, ébénistes à Quimper. Après sa restauration, les Amis du vieux Gouesnac'h ont obtenu en 1992 son classement par le ministère de la culture. De style baroque, il comporte quatre colonnes à chapiteau corinthiens.

    Saint Cadou, coiffé de la mitre et tenant la crosse, est représenté en chape à plis dans le retable. PHOTO.  La Vierge Marie portant l'enfant, est drapée dans un manteau bleu parsemé de fleurs.                        Dans le fronton, au-dessus du panneau central, deux anges soutiennent un cartouche encadrant le blason de Mg de Coetlogon (1668-1706) : trois billettes surmonté d'un tortil.                Entre deux archanges, un médaillon symbolise le paradis : à droite, le père porte une couronne ; à gauche, le fils porte la croix ; à leurs pieds, un angelot brandit un sceptre et au-dessus vole une colombe (le Saint Esprit). Il s'agit de l'Assomption de la Vierge Marie qui, à son arrivée au Royaume de Dieu s'apprête à être couronnée Reine du ciel...                                           Les blochets faits de pièces de bois de charpente sculptée symbolisent l'opposition du bien et du mal. D'une part, le "mal" est représenté par des gueules d'animaux fantastiques, tournés côté nef alors qu'ils devraient regarder vers les fidèles pour rappeler la punition en cas de désobeissance. D'autre part, le "bien" est représenté par les têtes d'anges tournées vers le choeur d'où l'on prêche la parole de Dieu. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    L'oratoire (XVIe siècle) ouvert sur trois côtés possède une table d'autel qui, autrefois servait les jours de grande affluence lors du pardon. Les pèlerins venaient invoquer Saint Herbot et, offraient du beurre, du petit bétail, du crin provenant des queues de vaches (à suspendre dans les étables pour protéger le bétail et, aussi pour faire des brosses). La tradition veut que ces offrandes soient bénies et, ensuite vendues aux enchères par le sacristain pour voir s'accomplir les voeux. 

    Le calvaire, posé sur trois gradins, est adossé à l'oratoire. Sa lecture présente deux aspects de la Passion du Christ. D'une part, le Christ aux liens rappelle l'épisode de la Passion entre la Xe station du chemin de croix (Jésus est dépouillé de ses vêtements) et la XIe station (Jésus est cloué sur la croix). D'autre part, le Christ en croix est encadré par deux larrons. A ses pieds, deux angelots recueillent dans des calices le sang des plaies du supplicié. Ce calvaire restauré à deux reprises, n'avait pas résisté à l'ouragan de l'automne 1987, ni aux vandales en mai 2007.

    La fontaine de dévotion (XVe siècle) est située en bas du placître. Sous l'arcade en anse de panier, la statue a disparu de la niche. Le fond du bassin est constitué par une meule. Le fronton de la fontaine garde la trace d'un écusson où, on distingue un greslier. Entre le bassin réservé aux bétails pour s'abreuver et la fontaine, on trouve la cuvette aux ablutions : c'est là que les pèlerins faisaient leur acte de purification par l'eau, dans le but d'obtenir la réalisation de leurs souhaits.

    Visites guidées sur demande (s'adresser en mairie). Permanences d'ouvertures avec les Amis du vieux Gouesnach, le dimanche de 15 h à 17 h 30, de Pâques à la mi-septembre.

    François Cosquéric


  • La chapelle fait partie du paysage du port

    Camaret-sur-Mer

    N.D. de Rocamadour

    Notre-Dame de Rocamadour. Construite au bout de ce qui constitue le cordon naturel de galets, la chapelle dédiée à N.D. de Rocamadour a été restaurée en 1910, suite à un incendie qui l'avait ravagée. L'aspect primitif de sa construction - 1610 / 1683 - a été préservée. Comme on le constate bien souvent, auparavant le site accueillait un édifice religieux, dont le plus ancien est daté de 1183. 

     N.D. de RocamadourN.D. de Rocamadour

     

     

     

     

     

    Pardon. Il a lieu le 1er dimanche du mois de septembre. Au travers d'un dépôt de gerbe de fleurs, en mer, il s'agit d’honorer la mémoire des marins péris en mer. Ce jour-là, des bateaux accompagnent le canot de sauvetage.

    N.D. de RocamadourN.D. de Rocamadour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     N.D de Bon-Secours.                        Saint-Christophe.

     

    N.D. de Rocamadour

    Ex-voto. A l'intérieur de la chapelle des bateaux en bois, suspendus au plafond, témoignent de voeux de marins confrontés aux éléments déchaînés. Alors, dans la tempête ils se vouaient à Notre-Dame et, de retour à terre ils lui offraient une réplique de leur bateau.

    N.D. de Rocamadour

    La Vierge noire. La réplique de la Vierge noire du sanctuaire de N.D. de Rocamadour a été offerte par des pélerins du Lot, à la paroisse de Camaret, lors du pardon de 2012.

    François Cosquéric


  • La Tour Vauban à Camaret-sur-Mer

    Fortification de Vauban

    Camaret-sur-Mer. Derrière le cimetière de bateaux, Notre-Dame de Rocamadour et la Tour Vauban. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Fortification de Vauban1693. Pose de la première pierre de la construction de la Tour qui s'achèvera en 1696. Vauban dote l'ouvrage - entre autres -  de onze pièces d’artillerie, de façon à ce que la batterie basse croise ses feux avec ceux de la pointe du Gouin. L'objectif ? Protéger l’accès au port militaire de Brest.

    Fortification de Vauban18 juin 1694. L'amiral J. Berkeley commande la flotte anglo-hollandaise composée de 36 vaisseaux , 12 galiotes à bombes et de 80 navires pour le transport de 8 000 hommes. Une brume matinale l'oblige à différer l'assaut sur la cote Bretonne jusqu'à  11 h du matin. Là, le marquis de Carmarthen, au commandement de 7 navires, fait diversion en attaquant la Tour de Camaret. Pendant ce temps, sous un feu continu, 200 chaloupes chargées de soldats ennemis tentent d'accoster sur la plage de Trez-Rouz.

     Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Fortification de VaubanA boulets rouges. Lors de la riposte de la coalition anglo-hollandaise des projectiles décapitent le sommet de la flèche de la chapelle Notre-Dame de Rocamadour, et laissent quelques traces sur la fortification Vauban située à une encablure de l'édifice religieux.

    Fortification de Vauban1 300 hommes mettront en fuite la troupe ennemie regroupée sur la plage de Trez-Rouz, à Camaret. Fin des combats :  côté ennemi on déplore des blessés, des tués et 466 prisonniers. Du côté  Français, on compte 45 blessés.

    Source Wikipédia                                   

    Fortification de VaubanUNESCO. La tour Vauban est inscrite depuis le 7 juillet 2008, sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'Unesco. La mairie de Camaret-sur-Mer veut faire de ce site le siège du centre d'interprétation de la fortification de Vauban en Bretagne : animations pédagogiques,expositions temporaires, etc.

    Fortification de Vauban

    Vauban la Tour Dorée. Lors des journées du patrimoine, Les bénévoles de l'association Vauban la Tour dorée encadraient la visite guidée sur la batterie, après l'accueil chaleureux dans l'une des baraques et un passage obligé par le pont-levis mobile. Merci aux bénévoles pour leur prestation.

    François Cosquéric

     


  • La chapelle de Tronoën : la cathédrale des dunes

     Aux abords de la chapelle, on trouve le plus ancien des sept calvaires monumentaux de Bretagne, toujours en place.

    Tro-an-aon (Tronoën) traduit du Breton signifie trève placée au bord d’une source. Jusqu’à la Révolution, la paroisse était considérée comme une trêve en fait une sous-paroisse - de Beuzec Cap-Caval, aujourd’hui devenue la paroisse de Plomeur.

    Occupation du site. Tronoën devient un village gaulois, entre l’âge de fer au IXe siècle avant J.C. Tronoën. Puis, Tronoën devient une place forte Gallo-Romaine destinée à défendre l’arrière-pays contre les attaques venant de la mer. On y célèbre le culte païen dédié à Vénus, avant de s'éclipser dès le VIe siècle, avec l’arrivée des Bretons venus de Grande-Bretagne.

    La construction du calvaire remonterait à la seconde moitié du XVe siècle (1450-1470). Pour la chapelle, compter sans doute une ou deux décennies plus tôt. Les commanditaires seraient les barons du Pont (Pont l’Abbé) dont les armoiries figuraient sur la verrière jusqu’à la fin du XIXe siècle. A noter que la Seignerie occupait tout le territoire de Cap-Caval à la fin du Moyen-Âge.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    C'est l’âge d’or économique dans une région où, depuis Penmarc'h  la flotte cabote entre les Pays-Bas et le Portugal : les activités portuaires de la pêche et du commerce sont l’égale de Nantes ou de Bordeaux. S'ajoute l’élan mystique de l’époque encouragée par les «frères mendiants» et les «frères prêcheurs» qui parcourent la campagne pour porter la Parole Sacrée. La ferveur religieuse va de paire avec les indulgences accordées aux généreux donateurs qui sont en partie à l’origine de l’édification des monuments religieux.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    Le calvaire repose sur un socle de 4,35 m x 3,10 m, le calvaire est un évangile taillé dans la pierre qui raconte la vie du Christ : de l’annonce de sa naissance à sa résurrection. C’est un véritable évangile taillé dans la pierre. Plus de cent personnages sont sculptés dans le granit de la région de Scaër et en kersanton, une pierre de la région de Brest proche du granite qui résiste bien aux intempéries.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

     

    La lecture peut se faire à partir de la face Est et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ou face par face pour tenir compte des scènes ayant un lien les unes avec les autres et rappelant le message divin.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    Particularités du calvaire. Sur ce monument qui dégage une puissance émotionnelle forte, la chronologie des événements n’est pas toujours respectée. Autres particularités : Jésus est en position debout dans la scène de la Nativité ; on trouve une double scène pour le baptême du Christ ; des anges recueillant le sang du Christ en croix ; Il manque la mise au tombeau.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    La chapelle de Tronoën, appelée cathédrale des dunes. Le pardon est célébré le troisième dimanche de septembre. Depuis l'année 2012, le pardon est dédié aux sports de glisse (surfs, body, planches).

     LTronoën : la cathédrale des duneses vitraux (1990) veulent rappeler que la chapelle est dédiée à Notre-Dame des Douleurs et que la mer (bleue) et les dunes (jaune) sont toutes proches.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

     

     

     

     

     

     

    Notre-Dame De Tronoën : statue de fin du XVe siècle.

     

    Visite guidée.

    - La voûte gothique en pierre : il en existe quatre dans le Finistère.        - Le pilier central qui supporte le clocher.                                        - L’autel de grande dimension (5,35 m), proviendrait d’une ancienne table d’offrandes, utilisée à l’extérieur lors des rassemblements de fidèles autour des « frères prêcheurs ».                                               - Statues. Deux anges adorateurs en bois posés sur le petit autel.            - Une piéta et une Vierge à l’enfant.                                                    - La statue de Notre-Dame des douleurs en bois polychrome.                - Les « piscines » finement ciselées de style flamboyant.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

     François Cosquéric

     

     

     

     





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique