• La chapelle fait partie du paysage du port

    Camaret-sur-Mer

    N.D. de Rocamadour

    Notre-Dame de Rocamadour. Construite au bout de ce qui constitue le cordon naturel de galets, la chapelle dédiée à N.D. de Rocamadour a été restaurée en 1910, suite à un incendie qui l'avait ravagée. L'aspect primitif de sa construction - 1610 / 1683 - a été préservée. Comme on le constate bien souvent, auparavant le site accueillait un édifice religieux, dont le plus ancien est daté de 1183. 

     N.D. de RocamadourN.D. de Rocamadour

     

     

     

     

     

    Pardon. Il a lieu le 1er dimanche du mois de septembre. Au travers d'un dépôt de gerbe de fleurs, en mer, il s'agit d’honorer la mémoire des marins péris en mer. Ce jour-là, des bateaux accompagnent le canot de sauvetage.

    N.D. de RocamadourN.D. de Rocamadour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     N.D de Bon-Secours.                        Saint-Christophe.

     

    N.D. de Rocamadour

    Ex-voto. A l'intérieur de la chapelle des bateaux en bois, suspendus au plafond, témoignent de voeux de marins confrontés aux éléments déchaînés. Alors, dans la tempête ils se vouaient à Notre-Dame et, de retour à terre ils lui offraient une réplique de leur bateau.

    N.D. de Rocamadour

    La Vierge noire. La réplique de la Vierge noire du sanctuaire de N.D. de Rocamadour a été offerte par des pélerins du Lot, à la paroisse de Camaret, lors du pardon de 2012.

    François Cosquéric


  • La Tour Vauban à Camaret-sur-Mer

    Fortification de Vauban

    Camaret-sur-Mer. Derrière le cimetière de bateaux, Notre-Dame de Rocamadour et la Tour Vauban. Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Fortification de Vauban1693. Pose de la première pierre de la construction de la Tour qui s'achèvera en 1696. Vauban dote l'ouvrage - entre autres -  de onze pièces d’artillerie, de façon à ce que la batterie basse croise ses feux avec ceux de la pointe du Gouin. L'objectif ? Protéger l’accès au port militaire de Brest.

    Fortification de Vauban18 juin 1694. L'amiral J. Berkeley commande la flotte anglo-hollandaise composée de 36 vaisseaux , 12 galiotes à bombes et de 80 navires pour le transport de 8 000 hommes. Une brume matinale l'oblige à différer l'assaut sur la cote Bretonne jusqu'à  11 h du matin. Là, le marquis de Carmarthen, au commandement de 7 navires, fait diversion en attaquant la Tour de Camaret. Pendant ce temps, sous un feu continu, 200 chaloupes chargées de soldats ennemis tentent d'accoster sur la plage de Trez-Rouz.

     Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

    Fortification de VaubanA boulets rouges. Lors de la riposte de la coalition anglo-hollandaise des projectiles décapitent le sommet de la flèche de la chapelle Notre-Dame de Rocamadour, et laissent quelques traces sur la fortification Vauban située à une encablure de l'édifice religieux.

    Fortification de Vauban1 300 hommes mettront en fuite la troupe ennemie regroupée sur la plage de Trez-Rouz, à Camaret. Fin des combats :  côté ennemi on déplore des blessés, des tués et 466 prisonniers. Du côté  Français, on compte 45 blessés.

    Source Wikipédia                                   

    Fortification de VaubanUNESCO. La tour Vauban est inscrite depuis le 7 juillet 2008, sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'Unesco. La mairie de Camaret-sur-Mer veut faire de ce site le siège du centre d'interprétation de la fortification de Vauban en Bretagne : animations pédagogiques,expositions temporaires, etc.

    Fortification de Vauban

    Vauban la Tour Dorée. Lors des journées du patrimoine, Les bénévoles de l'association Vauban la Tour dorée encadraient la visite guidée sur la batterie, après l'accueil chaleureux dans l'une des baraques et un passage obligé par le pont-levis mobile. Merci aux bénévoles pour leur prestation.

    François Cosquéric

     


  • La chapelle de Tronoën : la cathédrale des dunes

     Aux abords de la chapelle, on trouve le plus ancien des sept calvaires monumentaux de Bretagne, toujours en place.

    Tro-an-aon (Tronoën) traduit du Breton signifie trève placée au bord d’une source. Jusqu’à la Révolution, la paroisse était considérée comme une trêve en fait une sous-paroisse - de Beuzec Cap-Caval, aujourd’hui devenue la paroisse de Plomeur.

    Occupation du site. Tronoën devient un village gaulois, entre l’âge de fer au IXe siècle avant J.C. Tronoën. Puis, Tronoën devient une place forte Gallo-Romaine destinée à défendre l’arrière-pays contre les attaques venant de la mer. On y célèbre le culte païen dédié à Vénus, avant de s'éclipser dès le VIe siècle, avec l’arrivée des Bretons venus de Grande-Bretagne.

    La construction du calvaire remonterait à la seconde moitié du XVe siècle (1450-1470). Pour la chapelle, compter sans doute une ou deux décennies plus tôt. Les commanditaires seraient les barons du Pont (Pont l’Abbé) dont les armoiries figuraient sur la verrière jusqu’à la fin du XIXe siècle. A noter que la Seignerie occupait tout le territoire de Cap-Caval à la fin du Moyen-Âge.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    C'est l’âge d’or économique dans une région où, depuis Penmarc'h  la flotte cabote entre les Pays-Bas et le Portugal : les activités portuaires de la pêche et du commerce sont l’égale de Nantes ou de Bordeaux. S'ajoute l’élan mystique de l’époque encouragée par les «frères mendiants» et les «frères prêcheurs» qui parcourent la campagne pour porter la Parole Sacrée. La ferveur religieuse va de paire avec les indulgences accordées aux généreux donateurs qui sont en partie à l’origine de l’édification des monuments religieux.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    Le calvaire repose sur un socle de 4,35 m x 3,10 m, le calvaire est un évangile taillé dans la pierre qui raconte la vie du Christ : de l’annonce de sa naissance à sa résurrection. C’est un véritable évangile taillé dans la pierre. Plus de cent personnages sont sculptés dans le granit de la région de Scaër et en kersanton, une pierre de la région de Brest proche du granite qui résiste bien aux intempéries.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

     

    La lecture peut se faire à partir de la face Est et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ou face par face pour tenir compte des scènes ayant un lien les unes avec les autres et rappelant le message divin.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    Particularités du calvaire. Sur ce monument qui dégage une puissance émotionnelle forte, la chronologie des événements n’est pas toujours respectée. Autres particularités : Jésus est en position debout dans la scène de la Nativité ; on trouve une double scène pour le baptême du Christ ; des anges recueillant le sang du Christ en croix ; Il manque la mise au tombeau.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

    La chapelle de Tronoën, appelée cathédrale des dunes. Le pardon est célébré le troisième dimanche de septembre. Depuis l'année 2012, le pardon est dédié aux sports de glisse (surfs, body, planches).

     LTronoën : la cathédrale des duneses vitraux (1990) veulent rappeler que la chapelle est dédiée à Notre-Dame des Douleurs et que la mer (bleue) et les dunes (jaune) sont toutes proches.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

     

     

     

     

     

     

    Notre-Dame De Tronoën : statue de fin du XVe siècle.

     

     

    Visite guidée.

    La voûte gothique en pierre : il en existe quatre dans le Finistère.                                                                                        - Le pilier central qui supporte le clocher.                                        - L’autel de grande dimension (5,35 m), proviendrait d’une ancienne table d’offrandes, utilisée à l’extérieur lors des rassemblements de fidèles autour des « frères prêcheurs ».                                               - Statues. Deux anges adorateurs en bois posés sur le petit autel.            - Une piéta et une Vierge à l’enfant.                                                    - La statue de Notre-Dame des douleurs en bois polychrome.                - Les « piscines » finement ciselées de style flamboyant.

    Tronoën : la cathédrale des dunes

     François Cosquéric

     

     

     

     


  • Traonienn ar Sent

    Carnoët

    La vallée des SaintsStatues en granit. Brieug, Corentin, Malo, Patern, Paul, Samson et Tugdual et bien d'autres saints bretons vont y trouver toute leur place. A Carnoët (22), les Saints fondateurs de l'église de Bretagne sont à l'honneur sur l'ancienne motte féodale de Tossen Sant Gweltaz. Chassé de la Grande-Bretagne aux Vème et VIème siècles, des immigrants, dont des moines, s'implantèrent en Armorique. De l'an 447 à l'an 632, sept moines furent considérés par la population de l'Armorique comme les Saints principaux et donc, les fondateurs de la "petite" Bretagne.                                                                                                                Le site de la commune de Carnoët - la Vallée des Saints - devrait à terme (25 ans ?) accueillir un millier de statues monumentales, en granit breton.

    Le projet a été initié par l'association " la Vallée des Saints ", régie par la loi de 1901. Créée le 13 septembre 2008, elle a pour objet : "La sauvegarde, la découverte et la promotion de la culture populaire bretonne liée aux saints bretons sous forme de création artistique."

    François Cosquéric

    La vallée des SaintsLa vallée des SaintsSaint Brieug (fêté le 1er mai) ; Saint Corentin (fêté le 12 décembre) premier évêque de Quimper.

    La vallée des SaintsLa vallée des Saints Saint Malo (fêté le 15 novembre) ; Saint Patern (fêté le 16 avril) premier évêque de Vannes.

    La vallée des SaintsLa vallée des Saints 

    Saint Paul (fêté le 12 mars) ; Saint Samson (fêté le 28 juillet).

    La vallée des Saints 

    Saint Tugdual (fêté le 30 novembre).

     

     

     

     

    Visite libre ou visite guidée avec Elen. Plus d'infos sur :                                       www.lavalleedessaints.com.

    L'histoire du site. A l'époque gallo-romaine, un camp y avait été construit  pour contrôler le nord de Vorgium et les voies romaines qui menaient à Coz-Yaudet (Lannion) et à Tréguier. Sur le site on trouvait également en contrebas les substructions d'une grande villa gallo-romaine, avec thermes et hypocauste...
    Les vestiges de ce camp ont été effacés par le remembrement, dans les années 1965-1970.                                                                                                             Au Xe siècle, une motte féodale y fut bâtie. Il en reste la base du donjon central. Disparus également, le camp romain et la première enceinte des remparts de la motte castrale.
    La vallée des Saints

    La vallée des SaintsLa vallée des Saints

    Saint Eflamm. Sculpteur : Seenu Shanmgam.

    La vallée des Saints 

     

    Sainte Koupaïa (à gauche).          Sculpteur : Patrice Le Guen.

     

    La vallée des Saints

    La vallée des SaintsLa vallée des Saints

    La vallée des SaintsLa vallée des Saints

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Photos ci-dessus : Saint Guirrec et Saint Herbot.

    La vallée des Saints

    La vallée des SaintsLa vallée des Saints

    - Saint Hern (à gauche).                                                    Saint Hervé (ci-dessus et au centre).                         Saint Idy (ci-dessus et à droite).                               

     

    La vallée des Saints

    La vallée des Saints

    La vallée des SaintsPhotos ci-dessus : Saint Patrick (à gauche) ; Sainte Clair (au centre) : Santig Du (ci-contre et à droite) le petit saint noir de la cathédrale de Quimper.

     

     

     La vallée des SaintsLa vallée des Saints

     


  • Le château rose de Saint-Goazec

    Jardin remarquable. Propriété du départementale depuis 1968, le domaine de Trevarez compte 85 hectares. Progressivement enrichi, le parc accueille trois collections majeures avec les camélias, les rhododendrons et les hydrangeas. Depuis l'année 2006, le parc de Trevarez est labellisé " jardin remarquable " par notification du ministère de la culture et de la communication.Parc et château de Trevarez

    Parc et château de TrevarezParc et château de Trevarez

    Parc et château de Trevarez

     

     

     

     

    James Monjarret de Kerjégu. Propriétaire terrien et homme polique, James de Kerjégu vit entre Paris et la Bretagne. Il débute en polique sous l'étiquette Orléaniste, c'est-à-dire partisan de la monarchie de Juillet. Plus tard, il rejoindra les républicains modérés. Elu conseiller général (1882) du canton de Scaër, James de Kerjégu devient député (1889) de l'arrondissement de Quimperlé, avant de présider le Conseil général du Finistère, en 1895. Il se dit antidreyfusard, pour le Concordat donc, et opposé à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

    Photo/image. Ouvrir l'originale en cliquant sur l'image.

    Parc et château de TrevarezLe château. En 1892, James de Kerjégu décide de matérialiser ses ambitions sociales et politiques, en faisant édifier entre 1893 et 1907 le château de Trevarez dans un style néogothique. Trevarez va devenir un lieu de réception et l'occasion d'organiser des parties de chasse. En 1906, Sa fille, Françoise de Kerjégu épouse en 1906,  le comte Henri Ferron de la Ferronnays. James de Kerjégu décède prématurément en 1908, et c'est à sa fille Françoise que revient la jouissance du domaine... Le château a été endommagé durant la seconde guerre mondiale. Conséquence, il ne se visite que partiellement au rez-de-chaussée.

    Parc et château de TrevarezL'histoire. Depuis 1561,  Troilus de Mesgouez est propriétaire du manoir de " Trévaré ". Le roi Henri III réuni en 1576, les seigneuries de Laz, Saint-Thois et de Botiguegneau (Châteauneuf-du-Faou) pour les ériger en marquisat de La Roche.

    Parc et château de TrevarezLe manoir est habité successivement par les familles Kernezne, de la Bedoyère, du Bot du Gregot et Bonté.

    En 1845, l'un des descendant de la famille Bonté vend le domaine (2022 hectares) à deux négociant de Brest, François et Louis Monjarret de Kerjegu. En 1862, partage du domaine entre les deux frères.

    Entre 1893 et 1907, James, le fils de François, fait bâtir le château rose.

    En 1968, le Conseil général du Finistère achète le domaine de Trévarez.

    Parc et château de TrevarezParc et château de Trevarez

     

     

     

     

     

    François Cosquéric





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